Les Verts se sont appliqués méthodiquement depuis plusieurs années à se désintégrer, et ils ont bien réussi. Les voici maintenant dans le PS, qui n'est pas spécialement en forme non plus. Suite de la désintégration: à voir...

Je ne dis pas qu'il n'y a pas des écologistes sincères, j'en connais. Mais à un moment, qui date d'il y a longtemps maintenant, des personnes ambitieuses et avides de pouvoir et de postes se sont dit qu'en France tous les accès aux postes étaient bloqués à gauche et à droite (parce que ces postes étaient déjà pris, et qu'il faut beaucoup de temps, surtout à gauche, pour arriver en position d'être éligible), et qu'en optant pour une voie politicienne écologiste encore libre il y avait des places plus faciles à prendre; ils ont aussi analysé avec pertinence que le PS serait obligé de faire alliance avec eux pour arriver au pouvoir (comme cela s'était fait en Allemagne avec succès), et que le PS devrait donc leur faire de la place sur les listes de gauche, et qu'ainsi ils arriveraient rapidement aux postes et au pouvoir.

Ces personnes ambitieuses ont réussi à s'appuyer sur des électeurs écologistes convaincus au niveau de l'écologie, mais que je qualifierai de quelque peu naïfs, en leur faisant miroiter des rêveries.

Et cela a commencé à marcher pour la prise des postes. Puis ce qui a commencé au niveau de la représentation politique nationale et européenne (et à Paris) s'est ensuite étendu petit à petit, et je crains que cela n'aille désormais dans pas mal d'endroits jusqu'aux postes à prendre dans les municipalités locales.

Pour obtenir des voix d'écologistes, c'est facile, il suffit par exemple de décider arbitrairement qu'en 2025 il n'y aura plus que 50% d'énergie nucléaire, cela fait plaisir à tous les gens qui sont contre le nucléaire; c'est impossible à réaliser, mais de toute façon les gens qui ont promis cela ne seront plus là en 2025, ou bien ils seront à d'autres postes, et quand les 50% n'auront pas été atteints en 2025 ils l'attribueront à l'incapacité de leurs successeurs.

Ensuite, à partir du moment où le mécanisme d'accès au pouvoir par l'écologie politicienne a marché trop bien, il a commencé à y avoir trop de crocodiles politiciens écologistes dans les mêmes marigots, et ils se sont mis à se dévorer entre eux, selon une loi classique de la nature, d'où la situation actuelle (après, il y a des variantes: certains se disent qu'il vaut mieux être tout de suite ministre pendant quelques mois, et d'autres se disent qu'il vaut mieux attendre quelques années pour être ministre à un niveau plus haut et plus longtemps).

Il reste à espérer que de la triste situation actuelle réussiront à sortir des représentants d'une écologie sérieuse et responsable (c'est à dire qui présente des solutions vraiment réalisables, et pas des chimères), mais il faut être sacrément optimiste, et avoir du temps pour le voir venir. Je suis de nature optimiste, mais j'ai déjà 65 ans, et je ne suis pas sûr de le voir.