Deux jours après la Fête de la Musique, j'ai écouté, au début de l'émission "Étonnez-moi, Benoît" de France Musique, consacrée à la Contrescarpe de la fin des années 1950, la chanson de 1933 d'Yvette Guilbert "la passion du doux Jésus".

Je la dédie à mon amie et néanmoins belle-soeur Blandine Rozé, en l'incitant à l'20180609_203825ajouter à son répertoire déjà riche de chansons fantasques et foutraques.
Yvette Guilbert était accompagnée au piano, mais l'accordéon diatonique de Blandine, où elle excelle, fera merveille.
Blandine Rozé, artiste aux multiples talents, a produit deux CD qu'on peut lui commander avec les coordonnées suivantes (Blandine Rozé, 86 bd de la Marquette, 31000 Toulouse  - blandine.roze@wanadoofr).
Blandine, je compte ne te demander en tant qu'imprésario que 25% des bénéfices, soit ce que demandaient Brian Epstein aux Beatles et le colonel Parker à Elvis Presley. Cela peut paraître élevé, mais, vu le succès des Beatles et d'Elvis Presley, ne refuse pas trop vite.
J'ai trouvé sur internet une vidéo de "La passion du doux Jésus", dans une version de Germaine Sablon. VOIR LA VIDEO EN FIN DE CE MESSAGE. Je préfère l'interprétation d'Yvette Guilbert que j'ai entendue, mais ça donne une bonne idée.
J'espère que France Musique va diffuser en podcast l'émision "Étonnez-moi, Benoît" du samedi 23 juin 2018 (début à 11h), pour que vous puissiez en profiter.
 
Et voici les paroles de la chanson:
 
La passion du doux Jésus qu'est moulte triste et dolente
Écoutez-la, petits et grands, s'il vous plaît de l'entendre
Il a marché pieds nus sept ans pour faire pénitence
Il a jeûné quarante jours d'une pomme d'orange
 
Encore n'a-t-il pas tout pris, en fit part à ses anges
Il entra dans Jérusalem par un jour de dimanche
Alors saint Pierre dit à saint Jean "Voyez, quelle révérence !"
Oui, mais Jésus a répondu "Non, c'est trahison bien grande
 
Avant qu'il soit vendredi nuit, verrez mon corps pendre
Vous verrez mes bras étendus sur une croix si grande
Vous verrez mon chef couronné d'une aubépine blanche
Vous verrez mes deux mains clouées et mes pieds mis ensemble
 
Vous verrez mon côté percé par un grand coup de lance
Vous verrez mon sang découler tout le long de mes membres
Vous verrez mon sang ramassé par quatre petits anges
Vous verrez ma mère à mes pieds, bien triste et bien dolente
 
Vous verrez la Terre trembler et les pierres se fendre
Vous verrez la mer flamboyer comme un tison qui flambe
Verrez la Lune et le Soleil qui combattront ensemble
Amen
 
La passion du doux Jésus qu'est moulte triste et dolente
Qui la saura, qui la dira gagnera l'indulgence
Amen !