Au fait, qu'est devenu François Fillon?
Nous sommes de retour de Bourges où nous avons fêté samedi soir les 20 ans de l'école de cirque "Le Nez Dans les Étoiles" et le départ en retraite d'Anne Hugon et Guérino Simonelli , qui ont créé l'école.
Avec Anne, nous avons fait partie du "groupe Saint-Germain des Près", créé par Françoise Simounet. J'ai rencontré Anne et ce groupe par un hasard étonnant le 14 mai 1972 sur le quai de la gare de Beauvais, et la rencontre du groupe a bouleversé complètement ma vie (voir sur ce blog le document "une rencontre inattendue" que j'ai publié le 7 février 2016).
Tandis que je me suis orienté ultérieurement vers les délices de la protection et du contrôle-commande des postes électriques, et du fonctionnement du système électrique à très haute tension, domaines où j'étais tous comptes faits plus doué que pour le théâtre (du moins je le crois), plusieurs membres du groupe sont devenus professionnels dans le théâtre, le mime, le cirque, les spectacles de marionnettes, la musique. Anne, qui était étudiante à l’École des Beaux-Arts, a choisi le cirque.
En 1974, Anne est entrée à la toute nouvelle école de cirque créée par Alexis Gruss.
Avec Guérino, elle a joué plusieurs numéros pendant des années et tourné en France et à l'étranger.
En 1998, ils ont créé tous les deux à Bourges l'École Le Nez Dans Les Étoiles, pour transmettre aux autres leur passion commune. En 2018, l'école accueille 300 élèves.
Bonne route, Anne et Guérino!
Et tous mes vœux amicaux à Ingrid Diard, qui leur succède pour poursuivre cette belle histoire...
Lien vers le site de l'École Le Nez Dans Les Étoiles:
Anne en 1975 au cirque Gruss dans son numéro d'équilibre sur boule; juste derrière elle à droite: Alexis Gruss, fondateur et directeur de la première école de cirque en France (école Alexis Gruss)
Partageons les savoirs sur Linky, de façon rationnelle.
Depuis fin 2015, le compteur d'électricité Linky est déployé à grande échelle par Enedis sur le territoire français. Ce compteur communicant, qui permet la relève de l'index de consommation électrique à distance, doit venir remplacer les anciens compteurs. À ce jour, plus de 10 millions de compteurs ont été installés sur 35 millions prévus d'ici fin 2021.
Des controverses sont rapidement nées autour de Linky et ont pris de l'ampleur au cours du déploiement. Que doit-on en penser ? Ombelliscience propose une analyse critique documentée en traitant le sujet en profondeur.
Ce document publié le 28 mai 2018 par Ombelliscience présente successivement:
- les éléments du contexte liés à la directive européenne de 2009 stipulant que les États de l'UE doivent s'équiper de compteurs communicants capables de relever à distance les index (télérelève);
- la façon dont Linky assure la télérelève et la téléopérabilité;
- les craintes sur les risques pour la santé;
- les craintes sur la vie privée;
- les critiques sur la dimension financière.
Mais, me demandera-ton à juste titre, qui est Ombelliscience? Voici un extrait de son portail: "Créée en 1997 à l’initiative d’acteurs de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, l’association Ombelliscience œuvre pour le partage des savoirs dans les domaines scientifiques et techniques dans le but de permettre à chacun de comprendre son environnement afin de construire ses opinions et de ce fait, de participer aux choix de société. Ses actions se déclinent à travers plusieurs axes pour mettre les sciences et techniques à la portée de tous".
Article disponible sur le site d'Ombellisciences: "Compteur Linky : les inquiétudes sur la santé et la vie privée sont-elles fondées?"
Pour lire plus généralement les documents publiés par Ombelliscience, voici son site internet:
A l'approche de la coupe du monde, voici un article de Guillaume Faye publié sur le site POLÉMIA. Un article bien utile pour ne pas se laisser avoir par l'opium du peuple contemporain que constitue le sport. Il est daté du 24 juin 2014, mais il n'a malheureusement pas pris une ride.
Pour paraphraser la phrase célèbre que Voltaire utilisait pour signer ses lettres: "Écrasons l'infâme!"
ATTENTION: il se trouve que Guillaume Faye se situe à l'extrême-droite. Il est présenté sur Wikipedia comme étant un "théoricien de l'extrême-droite", pour autant que cette expression ait un sens. Mis à part le fait qu'il est né à Angoulême et moi à 6km de là à La Couronne, je n'ai, en dehors de ce qu'il dit sur le football et le sport, aucun autre point commun avec lui. Il est d'ailleurs curieux qu'un membre de l'extrême-droite, courant qui n'a jamais lésiné avec l'utilisation nationaliste du sport (cf le stade de Nuremberg, Hitler, Mussolini, Franco, Pétain, le régime de Vichy...), s'oppose au football et au sport. L'extrême-droite doit donc avoir ses contradictions internes.
La passion populaire pour ce sport est ancienne, datant du début du XXe siècle, mais c’est à partir des années 1960 que le football a changé de nature, devenant une aliénation collective. Il est vrai que «s’intéresser au foot» peut être un moyen de sociabilité, de convivialité, de création de liens, de conversation. Mais, comme sujet de débats, c’est assez pauvre. Commenter des matches ou des sélections de joueurs, on touche là au degré zéro de l’échange. On parle de quoi ? On parle de foot puisqu’on n’a rien à se dire.
Le football n’a plus grand-chose à voir avec le sport, il est devenu le premier spectacle international et un business mondial aussi juteux qu’opaque. Sociologue et politologue du football, Pascal Boniface faisait remarquer que le résultat d’une équipe «nationale» pouvait influer sur le moral d’une nation et donc, par exemple, sur sa santé économique. On a pu être frappé par cette scène surréaliste filmée avec complaisance : François Hollande invitant une centaine de personnes dans la salle des fêtes de l’Elysée devant un écran géant pour je ne sais plus quel match opposant la France à une autre équipe et se livrant à de savants commentaires sur le jeu. Le but de cet exercice dérisoire était évidemment de redorer sa popularité. Et, de fait, il n’est pas exclu que, si l’équipe de France emportait le Mondial, le calamiteux président et son gouvernement ne remontent de quelques points dans les sondages. Autant que si les statistiques du chômage baissaient un peu.
Le football possède cette caractéristique de tirer vers le bas les préoccupations collectives. Aucune autre activité ne cumule à la fois une telle popularité et une telle insignifiance. On peut parler d’abrutissement collectif surtout quand on analyse la figure du supporter. Des poireaux bedonnants et avinés qui applaudissent sur un écran plat les performances de frappe dans un ballon d’athlètes africains, maghrébins ou autres, millionnaires et illettrés, en criant «Vive la France !», il y a de quoi pleurer. Le milieu des «fans de foot» n’est pas caractérisé, en effet, d’après toutes les enquêtes sociologiques, par un haut niveau d’originalité ou d’intelligence. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer les bandes hurlantes de supporters déguisés en déplacement dans les rues, agitant comme autant de fétiches les drapeaux de leur club ou leur drapeau national. Quand ils ne s’affrontent pas dans les stades en des rixes parfois mortelles.
A cet égard, le football donne l’occasion de fabriquer un simulacre de patriotisme. Personne n’irait plus se sacrifier pour le drapeau national, mais les supporters l’agitent frénétiquement dans les stades en se peinturlurant le visage des trois couleurs. A ses débuts, le football, sport d’équipe né en Angleterre tout comme le rugby, avait une connotation d’enracinement très forte : deux villages, deux villes, deux nations s’affrontent, dans une sorte de simulacre pacifique de guerre, à travers des équipes très représentatives. Aujourd’hui, tout s’est inversé. Les joueurs des clubs (villes) ou des nations (surtout l’équipe de France) ne sont que des mercenaires, achetés sur un marché international, qui ne représentent en rien la ville ou le pays dont ils forment l’équipe.
La «France» contre la «Suisse» : aucune des deux équipes n’est composée majoritairement de Français ou d’Helvètes de souche. Il n’en va pas de même, en revanche, pour bien d’autres pays non européens. A chaque fois, par exemple, que l’Algérie participe à une compétition internationale, on déplore des débordements et des violences de «jeunes» brandissant le drapeau algérien en signe de défi et d’hostilité agressive.
Le foot est aussi le support d’une propagande omniprésente en faveur de la société multiraciale et de ses supposés bienfaits, au prix d’un mensonge éhonté, en confondant la performance d’une équipe de 11 athlètes (en majorité d’origine non française) avec celle d’une nation. Lorsque la France a ravi la Coupe du monde de 1998, l’idéologie dominante, suivie par tous ses perroquets médiatiques et relayée dans tous les cafés, disait : c’est la France «black-blanc-beur» qui a gagné. CQFD. La manipulation idéologique consistait à déduire du succès aléatoire et éphémère d’une équipe la validité du modèle de la société d’immigration multiraciale, supposée conviviale et performante. C’est-à-dire l’inverse même de ce qu’elle est.
Le footballeur est une figure centrale de l’adulation des foules, une star. Pourtant jamais on n’a présenté au peuple un modèle aussi peu reluisant. Même parmi les sportifs (tennismen, skieurs, pilotes) le footballeur a toujours représenté le niveau le plus bas. Payés comme des nababs, beaucoup d’entre eux sont presque illettrés et ont le quotient intellectuel d’une poule. Ça ne choque pas le bon peuple idiotisé qui, toutes classes confondues, dans les sondages, préfère un tapeur de ballon à un scientifique émérite ou à un grand entrepreneur créateur de milliers d’emplois. Zidane, Benzema, Makelele, Ribery, voilà les nouveaux héros, dont le cerveau est descendu au niveau des genoux et des chevilles.
Le football est un excellent moyen qu’a trouvé l’oligarchie pour ahurir l’opinion publique et la détourner des véritables enjeux ; de présenter aux citoyens une version falsifiée du patriotisme ; de fabriquer des idoles au rabais ; de créer des événements à la fois tonitruants et insignifiants. On est très loin, avec le foot, de l’idéal des Jeux olympiques grecs : le culte de l’effort gratuit. L’idéal sportif s’est autodétruit.
Le football porte en lui même la vulgarité, même esthétique. Regardez les maillots des joueurs, leur accoutrement : hideux, criards, encombrés des pubs des sponsors. Le milieu du football est ce qui se fait de mieux en matière de business opaque, très loin de l’éthique sportive. Des émirats islamistes qui financent à la fois le djihad et des clubs français ; des chiffre d’affaires pharamineux mais très peu créateurs d’emplois ; une Fédération internationale (Fifa) aux pratiques plus que louches ; des dirigeants et propriétaires de clubs qui ne sont pas sans rappeler des mafieux ; sans oublier évidemment les très nombreux matches truqués : le monde footballistique est peu reluisant.
Bien sûr, on peut entendre des arguments de «spécialistes» qui rabâchent : mais, mon cher, le foot est un art, une science. Quel professionnalisme ! Certes, tout à fait exact. Mais on pourrait dire ça de n’importe quelle activité humaine, sportive ou pas. La pétanque aussi est un «art», comme le ski, le tennis, le surf, la chasse à courre ou tout autre sport. Mais ce qui fait la grandeur et la valeur d’un pays, d’une nation, d’une civilisation, ce ne sont pas les habilités sportives mais leurs performances dans d’autres domaines, les arts plastiques, la littérature, les sciences, la technologie, l’entrepreneuriat. Le football comme «art», et porteur d’un génie national, ça fait un peu pauvre…
On me rétorquera que cela ne date pas d’aujourd’hui : les jeux du cirque et de l’amphithéâtre à Rome, le culte des gladiateurs (qui étaient la plupart du temps des esclaves ou des brutes incultes) ne faisaient-ils pas partie d’une grande civilisation ? Précisément : c’était au moment où l’Empire s’effondrait que les jeux du cirque et l’assistanat de la plèbe romaine ont connu leur apogée. Le parallèle avec la situation actuelle est intéressant.
Guillaume Faye
24/06/2014
Le Monde dans son édition datée du 17 mai 2018 donne la preuve irréfutable que je ne suis pas salafiste: cette "voie droite de l'islam" réprouve (euphémisme) l'alcool, le tabac et la musique.
Curieux, il faut donc que je ré-explore une nouvelle fois le Coran. Je me rappelle bien qu'il rejette les drogues et l'alcool, mais le tabac et la musique?
Dans le livre "Le licite et l'illicite en Islam" de Youssef Qaradhawi, qui fait référence, le tabac n'est pas explicitement interdit, contrairement "aux 'stupéfiants', tels que le hachich, la cocaïne, l'opium et autres substances dont on connaît les effets sur celui qui s'y adonne" (page 81); or, principe de base essentiel pour les musulmans selon Youssef Qaradhawi, "la règle essentielle de toute chose est la permission" (page 15), et ce qui n'est pas explicitement illicite est donc licite.
Cependant, "tout ce qui se mêle au cerveau pour l'écarter de sa nature spécifique lui permettant de comprendre et de juger est une sorte de vin interdit par Dieu et par Son Messager (BSDL)(*)"(page 81); il y a ainsi là un bémol, pour faire jonction avec la musique...
Et la musique, alors? J'ai des disques de fort belle musique traditionnelle de Syrie, de Turquie, d'Irak, d'Iran... pas sûr d'ailleurs qu'il en reste grand chose aujourd'hui... et le muezzin ne chante-t-il pas lors de l'appel à la prière?
Il faudrait sans doute établir des catégories et des listes, comme Umberto Éco.
Ainsi, pour un mécréant occidental, Beethoven est moins suspect que Wagner auquel les tenants du 3ème Reich ont eu recours pour leur propagande; quoique Jean-Marie Le Pen et sa fille aient sollicité les bons services de L'Hymne A La Joie pour agrémenter leurs réunions d'affidés...
En revanche, il est indubitable que le rap entre dans "ce qui se mêle au cerveau pour l'écarter de sa nature spécifique lui permettant de comprendre et de juger" (le mien, en tout cas); et que dire du jazz, cette musique de sauvages aux origines douteuses? Et la musique classique contemporaine?
Le Coran ne cite pas explicitement la musique.
Les musulmans en faveur du caractère illicite de la musique s'appuient sur la sourate Louqman n°31, qui dit au verset 6: "Et parmi les gens il y en a qui, dénués de science, achètent de plaisants discours pour s'égarer hors du chemin d'Allah et pour le prendre en raillerie. Ceux-là subiront un châtiment avilissant." Ainsi, Abhou Sahba a dit concernant ce verset: "Je jure par Allah qu'il s'agit de la musique" et Abdallah Ibn Abbas a dit qu'il se réfère à "la musique et ce qui lui ressemble."
Youssef Qaradhawi est plus nuancé (jésuite, diraient certains?) et manie le chaud et le froid; il affirme d'un côté que "parmi les distractions qui reposent les âmes, réjouissent les cœurs et plaisent aux oreilles, il y a le chant. L'Islam l'autorise, tant qu'il ne comporte pas d'immoralité évidente, d'allusion à la luxure ou d'exhortation au péché. Il n'y a pas de mal à ce que la chanson soit accompagnée de musique" (page 299); mais de l'autre côté il énonce: "cependant on doit respecter certaines normes en écoutant les chants: 1) il faut absolument que le sujet de la chanson ne s'oppose pas à la morale de l'Islam et à ses directives... 2) Il se peut que le thème ne s'oppose pas aux directives de l'Islam, mais la façon de réciter du chanteur fait passer le chant du domaine licite à celui de l'illicite.." (page 302); on remarquera qu'il ne traite pas le cas de la musique non accompagnée de chant, qui devrait donc être licite en application de l'énoncé "la règle originelle de toute chose est la permission" (page 15); mais attention, car en sens inverse "tout ce qui mène à l'illicite est lui-même interdit" (page 28).
Il ne doit donc pas être très facile d'être musulman en matière de musique. Cependant la règle salafiste rigoriste énoncée dans le journal Le Monde va manifestement bien au delà de ce que l'on trouve dans le Coran.
J'ai fait ce long développement dans l'espoir de fournir un guide en cette période de ramadan qui vient de s'ouvrir,
Kouffar Jean-Michel
(*) BSDL: Bénédictions et Saluts de Dieu pour Lui