La face cachée des énergies vertes
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Longuement dénié, le réchauffement climatique est devenu un problème mondial. Avec la COP 21, les pays se sont engagés à réduire la consommation de CO2. La transition énergétique est en marche.
Les énergies vertes, et surtout l’électricité d’origine éolienne ou solaire, paraissent la solution pour l’avenir.
Un objet symbolise cette nouvelle donne écologique : la voiture électrique. Déjà, en Norvège, un véhicule acheté sur deux est électrique.
On a convaincu les gens qu’on résout ainsi les problèmes de consommation d’énergie.
On dit que les éoliennes et les panneaux solaires vont résoudre tous nos problèmes.
Et si la promesse des énergies propres n’était qu’un leurre ? Cette solution ne va-t-elle pas être pire que les énergies fossiles ?
Les pays développés, tels que la France, font semblant d’être propres, mais en réalité on n’a fait que délocaliser la pollution.
Ce qui est présenté comme la solution de l’avenir est déjà la source de gros problèmes environnementaux.
Ce problème majeur est passé sous silence, tant les enjeux économiques et économiques sont considérables.
Tant qu’il y aura des activités humaines, il y aura de la pollution.
Les voitures électriques sont fabriquées avec des minéraux, et il faut bien aller les chercher dans les mines. C’est en particulier le cas des métaux rares, qui, comme leur nom l’indique, se trouvent en faible quantité dans la croûte terrestre et sont concentrés dans une poignée de pays : lithium, europium, samarium, gadolinium, césium, indium, néodyme, zirconium… On les trouve déjà dans les pare-brise, les écrans tactiles des tableaux de bord…
L’industrie automobile est devenue dépendante de ces métaux.
Les batteries sont le cœur d’un véhicule électrique. Elles représentent la moitié du poids d’une voiture, soit plus de 500 kg. La batterie contient du lithium, du carbone,
Les métaux rares sont également indispensables à la construction des éoliennes et des panneaux photovoltaïques.
On les trouve principalement dans la république du Congo, en Australie, en Bolivie, au Chili, en Chine, en Indonésie…
Le documentaire montre qu’en Chine l’extraction du carbone crée un environnement mortel. Les résidus du graphite sont répandus à ciel ouvert jusqu’à des dizaines de kilomètres à la ronde.
Au nord du Chili, les dégâts sont déjà perceptibles. La mine de cuivre de Chuquicamata est la plus grande de la planète, avec un cratère d’un diamètre de 4 km et une profondeur d’un kilomètre. L’extraction du cuivre contamine les sols et les cours d’eaux. De plus, l’extraction du cuivre demande de consommer de l’énergie électrique, qui est produite dans le pays par de grosses centrales thermiques, dont le charbon est acheminé par bateaux depuis l’Australie. La production des centrales et l’acheminement du charbon génèrent donc de la pollution et du CO2.
Un autre problème se pose, celui du recyclage des matériaux. Les éoliennes ont une durée de vie courte de l’ordre de vingt ans. En Allemagne, pays qui s’est lancé dans les énergies vertes il y a une vingtaine d’années, ce problème est déjà sensible, mais il est quasiment ignoré. Beaucoup de pales d’éoliennes sont déjà laissées illégalement en pleine nature. Une seule usine recycle ces pales. Mais pour les pales il s’agit de grosses quantités d’aluminium, qui sont relativement faciles à recycler. Il en est tout autrement pour les métaux rares, qui se trouvent par exemple en couches très fines dans les panneaux solaires. Pour le moment, on ne sait pas les recycler, et, si l’on arrivait à le faire, le coût de recyclage serait supérieur à celui de l’extraction de nouvelles quantités de ces métaux ; on comprend donc que les industriels n’ont aucun intérêt à recycler.
Alors, existe-t-il une solution ?
Il faudrait cesser d’adopter le modèle économique qui prédomine dans le monde : la croissance.
La solution existe, c’est la décroissance ?
Mais qui est prêt à l’admettre ?
Les pays développés sont-ils fondés à demander aux pays en développement d’abandonner la croissance ?
Et dans les pays développés, cela demanderait à chacun de remettre en cause profondément sa consommation d’énergie. Ce n’est plus un problème qu’on peut reporter vers la collectivité : chacun est là face à sa propre responsabilité ; qui est prêt individuellement à diminuer ses besoins ?
Source : documentaire d’ARTE « La face cachée des énergies vertes »






