Ecologistes anciens et actuels (FV N° -008, 13/03/2016)
Le Monde dans son édition datée du 17 mai 2018 donne la preuve irréfutable que je ne suis pas salafiste: cette "voie droite de l'islam" réprouve (euphémisme) l'alcool, le tabac et la musique.
Curieux, il faut donc que je ré-explore une nouvelle fois le Coran. Je me rappelle bien qu'il rejette les drogues et l'alcool, mais le tabac et la musique?
Dans le livre "Le licite et l'illicite en Islam" de Youssef Qaradhawi, qui fait référence, le tabac n'est pas explicitement interdit, contrairement "aux 'stupéfiants', tels que le hachich, la cocaïne, l'opium et autres substances dont on connaît les effets sur celui qui s'y adonne" (page 81); or, principe de base essentiel pour les musulmans selon Youssef Qaradhawi, "la règle essentielle de toute chose est la permission" (page 15), et ce qui n'est pas explicitement illicite est donc licite.
Cependant, "tout ce qui se mêle au cerveau pour l'écarter de sa nature spécifique lui permettant de comprendre et de juger est une sorte de vin interdit par Dieu et par Son Messager (BSDL)(*)"(page 81); il y a ainsi là un bémol, pour faire jonction avec la musique...
Et la musique, alors? J'ai des disques de fort belle musique traditionnelle de Syrie, de Turquie, d'Irak, d'Iran... pas sûr d'ailleurs qu'il en reste grand chose aujourd'hui... et le muezzin ne chante-t-il pas lors de l'appel à la prière?
Il faudrait sans doute établir des catégories et des listes, comme Umberto Éco.
Ainsi, pour un mécréant occidental, Beethoven est moins suspect que Wagner auquel les tenants du 3ème Reich ont eu recours pour leur propagande; quoique Jean-Marie Le Pen et sa fille aient sollicité les bons services de L'Hymne A La Joie pour agrémenter leurs réunions d'affidés...
En revanche, il est indubitable que le rap entre dans "ce qui se mêle au cerveau pour l'écarter de sa nature spécifique lui permettant de comprendre et de juger" (le mien, en tout cas); et que dire du jazz, cette musique de sauvages aux origines douteuses? Et la musique classique contemporaine?
Le Coran ne cite pas explicitement la musique.
Les musulmans en faveur du caractère illicite de la musique s'appuient sur la sourate Louqman n°31, qui dit au verset 6: "Et parmi les gens il y en a qui, dénués de science, achètent de plaisants discours pour s'égarer hors du chemin d'Allah et pour le prendre en raillerie. Ceux-là subiront un châtiment avilissant." Ainsi, Abhou Sahba a dit concernant ce verset: "Je jure par Allah qu'il s'agit de la musique" et Abdallah Ibn Abbas a dit qu'il se réfère à "la musique et ce qui lui ressemble."
Youssef Qaradhawi est plus nuancé (jésuite, diraient certains?) et manie le chaud et le froid; il affirme d'un côté que "parmi les distractions qui reposent les âmes, réjouissent les cœurs et plaisent aux oreilles, il y a le chant. L'Islam l'autorise, tant qu'il ne comporte pas d'immoralité évidente, d'allusion à la luxure ou d'exhortation au péché. Il n'y a pas de mal à ce que la chanson soit accompagnée de musique" (page 299); mais de l'autre côté il énonce: "cependant on doit respecter certaines normes en écoutant les chants: 1) il faut absolument que le sujet de la chanson ne s'oppose pas à la morale de l'Islam et à ses directives... 2) Il se peut que le thème ne s'oppose pas aux directives de l'Islam, mais la façon de réciter du chanteur fait passer le chant du domaine licite à celui de l'illicite.." (page 302); on remarquera qu'il ne traite pas le cas de la musique non accompagnée de chant, qui devrait donc être licite en application de l'énoncé "la règle originelle de toute chose est la permission" (page 15); mais attention, car en sens inverse "tout ce qui mène à l'illicite est lui-même interdit" (page 28).
Il ne doit donc pas être très facile d'être musulman en matière de musique. Cependant la règle salafiste rigoriste énoncée dans le journal Le Monde va manifestement bien au delà de ce que l'on trouve dans le Coran.
J'ai fait ce long développement dans l'espoir de fournir un guide en cette période de ramadan qui vient de s'ouvrir,
Kouffar Jean-Michel
(*) BSDL: Bénédictions et Saluts de Dieu pour Lui
Lors du débat télévisé à distance tenu le 15 octobre avec Joe Biden, Donald Trump s'est refusé à condamner explicitement la mouvance conspirationniste QAnon, en déclarant avec hypocrisie qu'il n'en connaît rien.
Ce mouvement est né sur internet le 28 octobre 2017 dans un forum de discussions où un auteur de messages, un certain Q, a affirmé qu'il existe un "Etat profond" ("Deep State") qui dirigerait depuis des décennies les Etats-Unis et soutiendrait entre autres la pédophilie. Les adeptes de QAnon soutiennent ardemment Trump et sont très visibles dans ses meetings.
Q incite ses partisans à "prêter le serment de soldat numérique virtuel", ce qui risque de les faire basculer du discours à l'action violente.
Les adeptes de QAnon, mouvement d’extrême-droite, pensent que Donald Trump livre une guerre secrète contre des élites implantées dans le gouvernement (le « Deep State »), les milieux financiers et les média.
Ils ont répandu des affabulations contre des vedettes d’Hollywood et des personnalités du Parti Démocrate qu’ils soupçonnent de participer à un réseau pédophile et satanique
Ils croient aussi que lors de l’arrivée de « la Tempête », l’armée américaine prendra le contrôle du pays et que des milliers de membres de la « Cabale » seront arrêtés et exécutés pour leurs crimes où ils seront jugés par des tribunaux militaires.
En mai 2019, une note interne du FBI a appelé à surveiiler la mouvance comme source potentielle de terrorisme intérieur.
Plus de 60 candidats liés à QAnon se sont présentés aux primaires du Partie Républicain.
Il se dit que certains messages, signés Q+, seraient écrits par Donald Trump lui-même.
Le mouvement tend à se répandre dans plusieurs pays: Canada, Australie, Mexique, Brésil, Irlande du Nord, Allemagne, Pologne, Pays-Bas, Bulgarie, Hongrie, République tchèque, Roumanie, Serbie, Slovénie, Italie. En Grande-Bretagne, certains des thèmes de QAnon sont repris par des figures du Parlement.
En août 2020, Facebook a identifié sur son réseau et sur Instagram des lilliers de groupes de sympathisants QAnon, totalisant plus de 3 millions de membres. Le 19 août 2020, Facebook a supprimé 900 pages et comptes liés à QAnon.
Les ombres de Robert Desnos et de Fantômas se dressent sur les toits de la place Furstemberg.
Inventaire
Bric à brac
Abracadabrant
Rossignols
Place en fête
Furstemberg
Rengaines
De Barbarie
Jeux et lampions
Poésie
Grand frisson
Et Fantômas
Écoutez,… Faites silence…
La triste énumération
De tous les forfaits sans nom,
Des tortures, des violences
Toujours impunis, hélas !
Du criminel Fantômas.
Un beau jour des fontaines
Soudain chantèr’nt à Paris.
Le monde était surpris,
Ignorant que ces sirènes
De la Concorde enfermaient
Un roi captif qui pleurait.
Méfiez-vous des roses noires,
Il en sort une langueur
Épuisante et l’on en meurt.
C’est une bien sombre histoire
Encore un triste forfait
De Fantômas en effet !
Pour ceux du peuple et du monde,
J’ai écrit cette chanson
Sur Fantômas, dont le nom
Fait tout trembler à la ronde.
Maintenant, vivez longtemps,
Je le souhaite en partant.
Allongeant son ombre immense
Sur le monde et sur Paris,
Quel est ce spectre aux yeux gris
Qui surgit dans le silence ?
Fantômas, serait-ce toi
Qui te dresses sur les toits ?
User aussi mal son temps, quand on est intelligent!
Oui, les ombres de Robert Desnos et de Fantômas se dressent sur les toits de la place Furstemberg. Tout particulièrement le 27 juin.
Est-ce particulièrement aujourd'hui? Ou il y a bien longtemps? Ou chaque jour de la vie? Tout cela en même temps, sûrement. On en saura plus en lisant "Une rencontre inattendue" et "Empêchera-t-on la rue de vivre?", textes que j'ai publiés sur ce blog en juillet 2016... Et leur suite... Mais il suffit de si peu de chose pour que tout revive à nouveau avec la même présence. "Tout cela qui prend et forme et solidité, est sorti, ville et jardins, de ma tasse de thé."
Aujourd'hui, la place Furstemberg est toujours là, si belle, avec ses quatre arbres et sa poésie éternelle, bien qu'il y manque les deux bancs tellement utiles aux amoureux timides.
De nouvelles rencontres inattendues y naissent sûrement...
Mais attention à Fantômas, qui doit guetter tout près!
"Fantômas, serait-ce toi, qui te dresses sur les toits?"
Empêchera-t-on la rue de vivre?